Le 24 septembre dernier se tenait à Helsinki, le rapport d’étape « volume 2 » de l’expérience de Living lab menée depuis 2005.
Helsinki, capitale de la Finlande, riche de 565 000 habitants est probablement le Living lab qui parmi la cinquantaine d’expériences menées dans le monde, fait le plus parler de lui. C’est donc sans hésitation, que bravant les frimas lapons nous nous sommes rendus à Helsinki pour assister à cette rencontre et à la présentation de quelques pôles d’expériences de ce Living lab. Quelle déception quand nous comprîmes qu’ici, point de wifi ambiant à l’échelle de la ville, point d’automobile à sustentation, points de robots policiers, ni même de trace d'élans sauvages. Non, l’innovation est partout dans ce Living lab, partout et cela ne se voit pas !
Qu’est-ce alors qu’un Living lab ? Inventé au cours des années 90 par William J Mitchell professeur au MIT media lab, le Living lab est la forme d’aménagement économique qui succède au cluster des années 80 et qui, plus encore que ces principes d’équipement du territoire, est difficilement définissable, dans son organisation tout au moins. Le concept est pourtant simple, nous en avons parlé à plusieurs reprises dans nos articles, rappelons en rapidement les principes. Nos pays occidentaux ne sont plus capables de créer de la croissance économique en se fondant sur une plus grande productivité. Face à la concurrence des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) nos efforts à cet endroit sont condamnés. Confrontés à la chute de nos industries, aux délocalisations et dans une moindre mesure à l’essoufflement de toute approche marketing visant à « vendre mieux et plus », notre planche de salut reste l’innovation, une innovation fondée sur les territoires de connaissance. Chance pour le France, pays du minitel, ici c’est bien connu, nous n’avons pas de pétrole mais des idées. Oui mais voilà, les statistiques sont sans appel, malgré nos idées, plus de 2999 innovations sur 3000 n’atteindront jamais le marché, nous continuons de battre les records de chômage en Europe et la croissance semble plombée pour les prochaines années. L’innovation promue par le Living lab est simple : afin de faciliter l’innovation, il suffit, sur des territoires communs de créer les ressources nécessaires pour accélérer les processus d’innovation, leur mise sur le marché et réduire les risques inhérents à ce type d’expérimentation. Pour se faire, le Living lab organise un territoire d’informations et de rencontres entre chercheurs, entreprises, société civile ; mot d’ordre ou manifeste : brainstormer sur les idées et les concepts associant les usagers, coproduire les prototypes, tester les usages et améliorer les produits et les process en temps réel avant leur production à grande échelle et leur mise sur le marché.
Cette dynamique permet :
1° de faire émerger les bonnes idées au bon moment. Une idée => une demande (un marché) ? Il suffit dans ces conditions, de la valider ou de l’abandonner rapidement et de concevoir de nouvelles innovations avec les futurs usagers.
2° d’accélérer les processus de création car tout de ce qui se développe est corrigé par l’usage et accélère la révélation des prototypes à la concurrence, ceci amplifie quasi naturellement la mise en place des innovations et la convergence de projets concurrents.
3° de recueillir des données d’usage qui seront exploitées dans le cadre d’autres projets innovants. Cette base de ressources participe à accélérer les recherches et à réduire les risques.
4° les testeurs, critiques, consommateurs, co producteurs, s’approprient alors plus rapidement ces produits et les diffusent plus largement.
Le territoire est en fait moins perçu comme primo marché que comme plate-forme d’expériences et de convergence ; comme territoire d’informations.
C’est probablement donc la première surprise que nous avons eu à Helsinki : les innovations proposées, celles présentées en tout cas, ne dessinent pas un XXIème siècle fantasmatique, non elles sont là, en cours, avec ici une longueur d’avance dans leur mise en oeuvre. Ici, c’est certain, entreprises, associations, acteurs de la vie publique participent à cette idée que l’innovation est un bien commun, on la produit, on la partage, on la vit ensemble, plus rapidement. L’innovation repose d’ailleurs moins sur l’invention de nano technologies, de programmes multimedia immersifs en temps réel, d’implants corticaux ou autres… que sur l’invention de services innovants. Philips ne s’y trompe pas quand cette société annonce lors de cette rencontre que son Innohub sera implantée à Helsinki, dans une joint venture menée avec VTT. Ne cherchez pas dans ce choix une quelconque politique de défiscalisation, la force d’un territoire sur-équipé en lignes TGV ou en Wimax, non la compagnie néerlandaise semble avoir trouvé à Helsinki, une culture de l’innovation, les équipements, les partenaires, les usagers, prêts à adopter et à partager leurs processus. L’innovation, le Living lab d’Helsinki ne ressemble en rien à la manière que nous avons chez nous d’envisager les pôles de compétence. Là, pas de grosses entreprises partenaires trustant les idées et les étouffant dans l’½uf mais une collaboration éprouvée pour conserver le dynamisme des PME et renforcer en commun le potentiel du produit ; pas d’entreprises qui phosphoreraient entre elles ; mais l’usager est au c½ur des rencontres ; pas le sentiment non plus de guichet à l’innovation mais le désir apparemment sincère de rencontres et de convergences. C’est une culture différente, pragmatique, ouverte sur le monde. Un dernier détail pour nous en convaincre, alors que seulement une dizaine de participants (sur plus d’une centaine) ne parle pas finlandais, l’assemblée décide immédiatement d’adopter l’anglais !
Alors concrètement quelles innovations ont été présentées ?
Au cours de la première partie de la rencontre, quelques projets ont été exposés. Il s’agissait plus en fait d’exemple de collaborations que de produits innovants tels que nous les entendons. Parmi celles-ci, retenons le finnish hotel, l’aide à la vente Kesko et l’exemple du centre de recherche finlandais VTT.
Le finnish hotel : est un prototype d’hôtel du futur fondé sur l’idée que le service devra de plus en plus s’adapter à l’usager et offrir le sentiment d’une véritable expérience. Dans les faits, il s’agit moins d’un hôtel en soit que de deux chambres laboratoires de conception et de test d’usage. Des étudiants, designers, industriels et hôteliers, questionnent les besoins, analysent les comportements des usagers et en fonction, font évoluer leur prototype. Si aucune innovation dans ces chambres ne nous a impressionnés, retenons le fait que les murs se colorent grâce à un système de leds, selon le désir du client ; que des chemins lumineux se dessinent sur le plancher selon les directions que l’on empreinte et que s’invente ici le tryvertising. Concrètement, quand le client arrive, une garde robe à sa taille l’attend dans la penderie. Il utilise ce qu’il souhaite et repart en achetant les habits choisis. Plus nécessaire de voyager équiper d’une valise. Tout se dématérialise donc, de nouvelles mobilités s’inventent. Si les produits présentés nous semblent assez « gadgets » et sans grand intérêt, notons qu’il est intéressant qu’un hôtel dédie deux de ses chambres à ce type d’expérimentation et que les testeurs soient moins des cobayes que des clients. Dans ces micro formats, peut-être peut-on concrètement réfléchir à l’habitat de demain. Ici en tout cas se dessine une collaboration d’un genre nouveau.
Kesko, chaîne de supermarchés scandinaves réfléchit bien sûr à mieux fidéliser ses clients et à augmenter ses bénéfices ! Ici les testeurs sont en situation réelle. Accompagnés sur un long terme par des étudiants, les consommateurs vont être analysés dans leur pratique de consommation, dans leurs achats et sont confrontés aux innovations qui évoluent selon les retours d’usage. Dans les faits, rien de très étonnant dans les propositions mises en ½uvre : une clé USB intégrant la liste des courses, pluggée sur un Caddie GPS qui oriente le consommateur dans le magasin, selon ses besoins, ses habitudes et les opportunités à ne pas manquer. Non rien de très innovant, sauf qu’ici déjà les consommateurs testent et s’approprient ces innovations.
VTT enfin nous a semblé l’expérience la plus intéressante : présentant des recherches sur des services sans fil initiés par l’expérience et le désir de l’usager. Les innovations semblent une fois encore attendues, mais nous avons été surpris par le fonctionnement même de cette société. VTT est en effet un organisme de recherche sous contrat, qui dépend du ministère du commerce et de l'industrie finlandais. Ses objectifs sont l'innovation, le développement des nouvelles technologies et la création de valeur ajoutée pour améliorer la compétitivité de l'industrie nationale dans un grand nombre de secteurs. VTT est moins en charge de la recherche fondamentale que de l’accompagnement de cette innovation et de la mise en place des méthodes qui l’amèneront sur le marché le plus rapidement possible. VTT fonctionne moins comme un guichet, qu’une véritable partie prenante à l’innovation et place l’usager au c½ur de ses méthodes. Le budget de cet organisme est de 232 M¤ dont 33% financés par l’état, le reste par des fonds privés et des fonds propres. 2.740 employés participent à ce projet ainsi que 5.730 clients potentiels, dont une large partie d’entreprises privées et d’institutions publiques. VTT semble moins se positionner comme financeur que comme intermédiateur de l’innovation intégrant dans ces process, les phases de recherches, de financement, d’études marketing et de mise en ½uvre concrète de prototypes. Si la valeur sociétale est récurrente dans le discours, ainsi qu’une certaine volonté de développement durable, une dynamique de marché et de résultat est clairement au c½ur du projet.
Au-delà de ces quelques exemples, ces journées ont permis de découvrir quelques infrastructures, en ½uvre, au c½ur de ce Living lab.
Le Well Life Center vise par exemple à répondre aux questions du vieillissement de la population finlandaise en créant de nouveaux produits, de nouveaux services et de nouvelles pratiques. Concrètement sont réunis en un même endroit usagers, patients, étudiants, chercheurs et entreprises autour de cinq laboratoires. Le premier, pensé comme une plate-forme de convergence, croise sur différentes pathologies les informations transmises au cours d’un soin par les patients, les médecins, les étudiants et le personnel soignant. Outre les nouvelles pratiques thérapeutiques mises en ½uvre, des applications logicielles sont développées pour suivre ces nouveaux besoins et cet ensemble d’informations. Le second laboratoire étudie lui l’ergonomie du mouvement des personnes âgées et développe des machines adaptées, nécessaires aux exercices physiques. Le troisième laboratoire développe un appartement test, analyse le comportement des usagers et met en ½uvre les innovations nécessaires en terme de mobilier notamment. Un quatrième laboratoire expérimente un réseau TV social et médical. Le dernier, mené en collaboration avec le Innohub étudie plus particulièrement les technologies et espaces dédiés aux soins hospitaliers et post-hospitaliers. Si là encore, on ne découvre rien de nouveau, nous sommes impressionnés par la place que prennent les usagers dans ces recherches et le système développé pour la collecte, l’étude et la convergence de cet ensemble d’informations. Concrètement de nouvelles pratiques thérapeutiques se dessinent là bas.
Autre exemple, Arabiaranta est un quartier d’Helsinki, pensé entièrement comme prototype, notamment des nouveaux usages sociaux, des nouveaux designs, architectures, urbanismes et réseaux de communication. C’est ici qu’est né le concept de Living lab à Helsinki et c’est là que s’expérimentent les principales innovations, à l’échelle de la ville cette fois. Grâce à la culture qui se met en ½uvre ici, à la présence d’entreprises et d’universités et d’un réseau de connexion très haut débit, Arabiaranta accueille de plus en plus d’entreprises et saura prochainement développer de plus en plus d’innovations. L’ensemble des bâtiments construit dans ce quartier est connecté à un réseau d’échange commun ; le Helsinki Virtual Village. Cette convergence aurait généré au sein de l’incubateur Arabus, près de 300 startups en une dizaine d’années. C’est aussi ici notamment que sont testés de nouveaux usages collaboratifs citoyens en ligne et mobiles ou que quelques lignes de bus, expérimentent depuis le début de l'année 2007 une connexion sans fil basée sur la technologie Flash-OFDM. Premier usage : l'envoi d'un signal de priorité à l'approche des feux de signalisation qui passent automatiquement au vert. Par ailleurs, une connexion Wi-Fi à l'intérieur des véhicules permet aux voyageurs d'accéder à une information en temps réel, soit sur des écrans placés dans le bus ou directement sur leur propre terminal. Fait intéressant, c’est le « art and design of Helsinki » qui est un des principaux promoteurs-émulateurs de ce quartier en développement.
Ce territoire et cette expérience grandeur nature ont fait émerger de nombreux projets en cours comme des réseaux sociaux et de communication (ARBIT ebusiness lab, DINA TV, M-Cult, Owela), ou de nouvelles expériences pédagogiques (Novarca)…
Parmi ces différentes expériences, notons enfin le Loppukiri qui prouve bien que l’innovation, méthode Living lab, est probablement plus sociale et de l’ordre du service que purement technologique. Ici des membres de « l’Active Senior Association » se sont réunis, ont mis en commun leur biens pour créer une maison basée sur une meilleure vie sociale et l’entraide de voisinage. Activités et espaces commun ont été partagées, de nouveaux services d’aide et d’accompagnement ont été créés, de nouveaux emplois aussi. Ce système fonctionne depuis 2006 et face à ce succès, aujourd’hui nombre de communautés pour personnes âgées se développent là bas selon ce même système alternatif aux maisons de retraite.
Le Living lab c’est donc cet ensemble d’expériences fondées sur la convergence, le mieux vivre social, l’expérimentation et sur l’usager comme premier promoteur des idées et de leur mise en ½uvre. C’est aussi une plate-forme d’échange. Nous avons eu avec l’exemple de Songdo un bel exposé de ce qui se dessine ailleurs dans le monde, avec encore un peu plus d’avance qu’ici. Nous avions entendu parler de Songdo, la ville de l’Ubiquité comme d’un rêve, nous découvrons avec le professeur Ho-In Jeon de l’université Kyung Won en Corée du Sud le début d’un possible cauchemar vivant.
Songdo est donc une ville en construction à 60 kilomètres de Séoul et c’est d’abord un laboratoire d’expériences à 25 milliards de dollars. Conçu et financé en majeure partie par l’industrie privée là tout n’est que propreté, modernité et efficacité, tout est connecté et suivi en temps réel, chaque action enregistrée, chaque service personnalisé, toute transaction automatisée. Ce n’est pour le moment qu’un vaste chantier de 600 hectares récupérés sur la mer, mais quand la ville ouvrira en 2014, elle proposera la première « U-City » au monde, la première « ville de l’ubiquité ». Là bas, tout n’est que « U », et c’est bien le « U man » que l’on nous vend. Là bas, une même clé permettra de prendre le métro, de payer son parking, d’ouvrir son appartement, d’aller au théâtre, au cinéma ou de louer un vélo. Les poubelles publiques utiliseront des étiquettes RFID qui créditeront directement le compte en banque de la ménagère qui aura recyclé ses bouteilles vides. Les planchers des habitations pour les personnes âgées seront sensibles aux chutes et alerteront directement les services d’urgence dès qu’ils en détecteront une ; chaque mouvement, comportement sera analysé, facilité, contrôlé, optimisé. Tout sera adapté et personnalisé, au point où tout pour ce projet urbanistique et sociétal est remis en cause dans ses moindres détails, tout est à réinventer. L’éducation par exemple ne sera plus pensée pour un groupe, mais totalement individualisée, le programme s’adaptera aux compétences et aux connaissances de chaque élève. L’ensemble de cette ville, bientôt chaque mètre carré, sera équipé de capteurs reliés par un standard mobile et interopérable, le WiBEEM. Au c½ur de cette cité, le « U-Life Management Center », sorte de cellule centrale intelligente, sera capable de contrôler et de modifier tous les services proposés pour qu’ils soient absolument parfaits et donc pour pouvoir se passer de l’homme. L’homme pourra donc optimiser ses « U loisirs » et se « U divertir » dans la réplique de Central Parc ou naviguer sur les répliques de quelques canaux vénitiens. Dès son origine, cette ville a été conçue comme laboratoire d’expérience d’innovations technologiques : donc pensée autour des flux et des connexions d’informations, raison pour laquelle, ce sont des investisseurs privés qui ont financé ce laboratoire. Mais les fameux BRIC (c’est un fait acquis) ne se contenteront pas de gagner « à la meilleure productivité », l’innovation est aujourd’hui au c½ur de leur stratégie de développement. http://www.dailymotion.com/video/x3czsq_songdo-ucity-la-ville-du-3eme-mille
Alors que retenir de ces projets de Living lab et de la méthode finlandaise ? D’abord certainement qu’ils dessinent l’avenir de la croissance économique et qu’il ne sert à rien de les recopier sans avoir pris en considération leur fondements culturels ni même leurs singularités. Nous devrons probablement passer par de possibles adaptations pour qu’en fonction de nos potentiels et de l’existant, nous soyons capables d’adopter ces modèles et de les rendre plus performants. D’abord nous devrons probablement accepter une certaine approche du marché et des sociabilités. Ceci est clairement indiqué à Helsinki. Pourquoi prendre soin des gens ? Car sans les gens, il n’y aura pas de business. En effet le Living lab, animé à Helsinki par le Forum Virium est une entreprise privée qui réunit fonds publics et privés : ce n’est pas une association ; le bien commun est dicté par le marché. Il faudra intégrer que le pragmatisme est une des premières conditions de succès et comprendre d’ailleurs les raisons pour lesquelles là bas, la communication est l’affaire du ministère des transports et non celui de la culture. Comprendre que l’innovation réside moins dans le projet et la solution « science fictionnelle » que dans le process, dans le potentiel qu’il fait émerger. Accepter de revoir nos méthodes pour qu’enfin émerge ici comme là bas une culture de réseau, d’innovations ouvertes, de regroupement et de co-development. Accepter donc qu’il y ait des bénéfices et penser à les partager. Comprendre que la coopération ne fonctionnera qu’à la condition d’une éthique sincère du management du groupe et un financement adéquate et partagé. Accepter enfin que comme à Helsinki, la conduite du changement, le management de l’innovation et le développement de services ou de produits conduits par l’usager est une affaire complexe qui nécessite de profondes remises en cause.
Si il est trop tôt pour mesurer l’impact économique de ces expériences, peut-être devons-nous considérer que les Living lab et la culture qu’ils génèrent ne sont pas étrangers à une réduction du taux de chômage finlandais de 8,5% en 2003 à 6,9% en 2008, et à un taux de croissance moyen de 3,78% ces cinq dernières années, dont 3% en 2008. Peut être devons-nous simplement considérer qu’il n’y a pas d’issue à la croissance sans un travail profond et sincère sur l’innovation, la mise en place de convergence et l’intégration, le plus en amont des usagers.
A l’heure où la commission européenne lance sa troisième vague de labellisation de Living lab, les territoires qui souhaitent s’engager dans cette voie, devront se poser la question de ce qui fait leur force et leur singularité. Car s’il s’agit de copier, laissons tomber, l’Asie avec Songdo en est un exemple inquiétant, qui a déjà une longueur d’avance. Repositionnons nos forces et nos identités. Helsinki s’est appuyée sur sa culture du design, c'est-à-dire son aptitude à penser un beau fonctionnel, singulier, pour un mieux vivre et Helsinki n’est probablement pas un cas idéal. L’Espagne elle, développe des expériences du même type, plus sociales peut-être mais apparemment assez efficaces. Probablement la France, dans son aspiration pour la qualité de vie, ses quelques valeurs humanistes restantes, son métissage et sa singularité culturelle a une carte à jouer. Si nous n’avons pas le pragmatisme, nous avons le feeling. Certainement, une des clés de notre succès sera d’ajouter à cette chaine de valeur, de manière plus audacieuse, la créativité et la force des artistes : pour des innovations favorisant une lecture alternative du monde, plus sociale, plus durable et plus frenchy !
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